La route de la soie

L'expression désigne non pas une route mais un faisceau d'itinéraires qui ont relié la Chine à la Méditerranée pendant près de deux mille ans. Elle a été forgée au dix-neuvième siècle par un géographe allemand, bien après la disparition de ces échanges.

Les grands axes

Depuis Chang'an, l'actuelle Xi'an, les caravanes contournaient le désert du Taklamakan par le nord ou par le sud, franchissaient le Pamir, traversaient Samarcande et Boukhara, puis la Perse, pour rejoindre les ports du Levant. Une route maritime doublait cet axe terrestre par l'océan Indien.

Ce qui circulait

La soie vers l'ouest, les chevaux, le verre et les métaux précieux vers l'est. Mais aussi le papier, la poudre, la boussole, et surtout des religions et des savoirs : le bouddhisme a gagné la Chine par ces routes, comme plus tard le nestorianisme et l'islam.

Marco Polo

Le marchand vénitien aurait séjourné dix-sept ans à la cour de Kubilaï Khan au treizième siècle. Le récit de ses voyages, dicté en prison à Gênes, a durablement façonné la représentation européenne de l'Asie, malgré les doutes récurrents des historiens sur certaines de ses affirmations.

Aujourd'hui

Plusieurs tronçons sont inscrits au patrimoine mondial, et les villes-étapes d'Ouzbékistan, Samarcande, Boukhara, Khiva, forment un circuit touristique accessible. Le nom a par ailleurs été repris par un vaste programme d'infrastructures contemporain.